Un habit de verre pour l’hôtel Ritz-Carlton

25_08_2014

Provencher_Roy Architectes signe la restauration et l’agrandissement du Ritz-Carlton de Montréal, l’un des joyaux du patrimoine architectural de la métropole québécoise.

« Il s’agit d’une intervention contemporaine majeure sur un bâtiment patrimonial. Ce fut tout un défi de donner un nouveau visage à cet hôtel centenaire sans altérer sa personnalité. Et nous sommes fiers aujourd’hui d’avoir pu contribuer à redonner à la « Grande Dame » ses lettres de noblesses, en assurant ainsi sa pérennité », confie Claude Provencher, associé principal de Provencher_Roy.

Inauguré en 1912, le Ritz-Carlton est le seul grand hôtel de luxe montréalais à avoir survécu jusqu’à nos jours sans changer de vocation. Remarquable par ses façades ainsi que par ses élégants intérieurs inspirés du style Adam, cet hôtel est l’un des joyaux de l’architecture montréalaise. Or, malgré ses qualités indéniables, le Ritz-Carlton ne correspondait plus à la nouvelle demande touristique, en profonde mutation depuis un certain nombre d’années.

Le rajeunissement d’un symbole vibrant de Montréal
La direction de l’établissement souhaitait procéder aux transformations nécessaires pour rentabiliser les lieux. Le projet d’une superficie totale de 43 000 m2 englobe la rénovation des chambres et des espaces publics de l’hôtel historique avec ses 130 chambres et un agrandissement de 12 500 m2 pouvant loger 45 condominiums de luxe.

Les architectes devaient concevoir cette aile au seul endroit encore disponible sur le site, à savoir le long de la façade ouest du bâtiment, au-dessus d’un garage datant des années trente. Un volume de deux étages devait également être ajouté sur le toit de l’édifice historique. « Il est très délicat d’intervenir sur une structure existante. Nous avons dû la renforcer et faire preuve de beaucoup d’imagination pour y intégrer les nouveaux systèmes électromécaniques », explique Martin Vincent, chargé de projet chez Provencher_Roy.

Piscine et salle d’exercice, accessibles tant aux clients de l’hôtel qu’aux nouveaux résidents, devaient être aménagées au niveau du toit alors qu’était prévue l’installation d’un nouveau spa au sous-sol de l’ancien hôtel.

Un geste contemporain sur un édifice patrimonialUne des difficultés majeures du projet était d’intégrer la nouvelle aile résidentielle sans mimer le bâtiment existant, mais sans non plus en occulter le caractère unique. A l’instar d’architectes comme Pei (la pyramide du Louvre) et Foster (la coupole du Reichstag), Provencher_Roy a opté pour une enveloppe de verre et d’acier qui évoque la géométrie et le rythme de la façade de 1912, tout en s’en démarquant par un geste résolument contemporain. Dans le même esprit, les deux étages supplémentaires ont été construits en retrait pour préserver les lignes architecturales de la corniche.

« Notre credo a été de respecter l’identité de ce bâtiment remarquable, en imaginant une façon de l’agrandir qui puisse le valoriser. La nouvelle aile joue sur les profondeurs en s’habillant d’une enveloppe très raffinée dans sa composition. C’est par la qualité de détail des structures ajoutées que nous avons pu rehausser la qualité de la façade d’origine », confirme les architectes du projet, Claude Provencher et Eugenio Carelli.

Ceux-ci ont exploité le mur-rideau de la nouvelle aile pour concevoir des appartements inscrits sous le signe de l’espace et de la lumière. Les chambres ont été aménagées dans l’ancienne partie de l’hôtel, accentuant ainsi subtilement leur caractère intimiste. En contrepartie, les architectes ont su tirer profit des volumes de la nouvelle structure en verre et acier, en concevant des espaces de vie ouverts les uns sur les autres (séjour, salle à manger, cuisine) et offrant une vue spectaculaire sur Montréal. Des loggias aux dimensions exceptionnelles dans leur

« Le résultat final est tout simplement réjouissant pour nous. L’hôtel est vraiment de nouveau La grande Dame de la rue Sherbrooke.  Nous n’avons que des éloges de la part de nos clients et employés. Ces commentaires s’appliquent d’ailleurs autant à l’hôtel qu’aux résidences », déclare Andrew Torriani, président-directeur général du Ritz-Carlton de Montréal.