Sur la rue Wolfe, un basilaire de trois étages établit un dialogue avec les triplex voisins. Une écriture inspirée des maisons de ville, des entrées privatives et un fractionnement des volumes réduisent l’impact de la hauteur. Un retrait à partir du quatrième étage accueille des balcons en alcôve et détache les volumes. Des garde-corps à barrotins, des insertions d’aluminium et des matériaux distinctifs renforcent l’identité architecturale de l’intervention. Sur le boulevard René-Lévesque, le basilaire atteint neuf étages.
Les niveaux 2 à 9 s’alignent sur la rue, tandis que les étages supérieurs sont en retrait, permettant une surhauteur allant jusqu’à 45 mètres en phase 1 et 65m en phase 2. Les caractéristiques historiques de la rue Wolfe sont réinterprétées par les couleurs, garde-corps, soubassements, couronnements et entrées afin de créer un lien commémoratif avec le quartier disparu.
La cour intérieure constitue un espace collectif majeur. La rue Montcalm, qui se transforme en passage public, crée une ouverture visuelle et physique depuis René-Lévesque. Son caractère paysagé est renforcé par des clôtures et des murets. Le paysage reprend là encore la trame cadastrale historique du quartier ouvrier disparu en 1963 : la circulation piétonne prolonge la rue Montcalm, les murets évoquent les anciennes fondations et les alignements d’arbustes rappellent les parcelles qui occupaient auparavant les lieux.
Les phases 3 et 4, actuellement en chantier, viendront ceinturer cet îlot urbain traversé par le passage Montcalm.